dimanche 13 juin 2010

Jour 5 – jeudi le 10 juin 2010

Jour 5 – jeudi le 10 juin 2010

Il pleut encore, j’ai bien fait de dormir dans la voiture je n’ai pas eu froid avant le matin, peut-être que c’est dû au fait que j’ai eu le temps de dessaouler. Splendide, j’ouvre le moteur je mets le chauffage et j’allume mon laptop question de voler l’internet des voisins. Je prends mes messages et je vais déjeuner l’autre coté, du café, ça va faire du bien. Le café est chaud et délicieux, ça fait vraiment du bien, ça réchauffe l’intérieur. Je m’assis devant l’écran minuscule de mon ordinateur et j’écris. On dis que quand les gens n’ont rien à dire ils parlent de météo, et bien je ne ferai pas exception à la règle et je vais vous dire que cette foutue pluie, j’en ai marre. J’espère qu’il fera beau demain, je vais pouvoir me promener au centre-ville pour me trouver un boulot. J-S et Phil se réveillent, boivent du café, le temps d’être réveillés on décide d’aller jouer au frisbee dans un grand par et j’achète des balles de plastique pour pratiquer mon élan au golf. Geneviève termine bientôt, on devrait aller la rejoindre. Nous arrivons au Camore Golf and Curling club et elle n’y est pas. Inutile d’appeler sur son cellulaire, car elle n’y répond pas. On décide donc d’aller au super marché pour faire une méga bouffe. « Quessé qu’on mange? » Nous demande J-S pour trouver des idées.

Finalement, nous choisissons de faire du paté chinois. Nous arrivons à la maison. « Est-ce que vous aimez ça le paté chinois? » Merde alors, la plupart des gens sont réticents à l’idée, ils sont soit tous tannés ou n’aiment tout simplement pas ça. Seulement une personne apprécie manger ce repas. « C’est une bonne idée, justement a chaque que je veux en faire personne veux… » Me dit Oli pour me manifester sa grande joie d’avoir trouvé un compagnon de paté chinois. « Finallement c’est bon du paté chinois. » Tout le monde en prend, certains y vont même avec deux portions plutôt qu’une; c’est un succès. La bière commence à faire effet, je ne suis pas sur si c’est parce que je suis en altitude, mais j’ai l’impression qu’il m’en faut moins pour perdre mes moyens.

Le Canmore Hotel, c’est un bar fort sympathique, il y a des bands live qui me charment, de la bière, des tables de pool et de jolies dames. Le dernier groupe c’est du genre de electro très différent de ce que j’ai vu auparavant. Il y a un gars sur les consoles, un autre sur un set de drum improvisé (casseroles, floor tom, deux cymbales et un genre de snare en carton.) Le chanteur s’occupe aussi d’une console et des claviers. Leur habit est splendide et psychédélique, c’est difficile à expliquer, mais bon, le chanteur a des ailes de fée. Vers la fin du show beaucoup de gens s’attroupent à l’avant de la scène pour danser et taper sur les tambours. Le spectacle termine et je remercie les musiciens.

On sort, car c’est le last call et Tony n’est plus dans le secteur. Je rencontre du monde fort sympathique qui me demandent tous d’où je viens, finalement j’ai dû laisser mon numéro de téléphone à quelques personnes, « parfait, je ne vais pas m’ennuyer. » Une fois, arriver à la maison il y a Tony qui nous attends, on est content et Julien a le vertige. On s’est tous couchés bien heureux et saouls.

vendredi 11 juin 2010

Jour 4 - mercredi le 9 juin 2010

Jour 4 -  mercredi le 9 juin 2010

Je me réveille, j’ai hâte de sortir de la tente et de m’étirer avec la vue splendide des montagnes. J-S sort de la tente. « Y fait pas beau dehors. » Et merde, l’ascension sera pour une autre journée alors. On se fait des toasts dans la maison et on savoure un café frais, c’est grandiose. Une fois rassasiés, nous prenons la voiture et partons vers le centre-ville pour mieux comprendre comment la ville est faite et pour trouver des balles de pratique pour le golf. Dans les rues de Canmore, les gens que tu croises vont toujours te sourire, j’apprécie énormément ceci et quiconque me dira que ça ne leur fait aucun bien ne sera jamais heureux de sa vie. Les magasins sont beaux, les gens se connaissent tous plus ou moins, les employés des boutiques sont vraiment chaleureux et de plus au sport expert ils vendent des balles de pratique. « Fuck, j’ai oublié mon porte-feuille. » Il est rendu 13 h alors on décide d’appeler Geneviève on pourrait aller la chercher a son travail. En l’attendant dans le stationnement, J-S nous montre comment lancer un frisbee comme un pro. Nous devenons pro en une heure.

On retourne à la maison. Ge regardes son cell, elle vient de recevoir un texto de Tony, ce bon gars que j’ai rencontré il n’y a pas si longtemps était dans le coin. « Il arrive. » Anthony entre dans la maison et tout de suite moi et J-S nous nous cachons en arrière d’un comptoir et l’observons. Un peu comme ces chiens de prairie qui sortent seulement le bout de la tête du trou pensant que personne ne va les voir. Nous sommes enchantés par cette présence divine. Tony est avec un ami, ils ont bien des péripéties à raconter comme le fait que leur voiture ait lâché sur une route et qu’ils sont maintenant revenus avec une autre voiture achetée pour 500 $ dans une cour a scrappe.

« On achète-tu d’la bière? » Nous demande Ge. Jamais vous n’allez imaginer qu’une personne ayant l’air si innocent soit aussi saoulone. Ça m’épate à chaque fois. On achète donc de la bière, mais pas n’importe laquelle; nous achetons la moins chère possible, de la Brewhouse. Ça nous coûte 26 $ avec les taxes et la consigne sur les canettes pour une caisse de 24. Ne vous laissez pas avoir par contre, car j’ai vérifié et si je veux une caisse de 12 bières de meilleure qualité, disons de la Alexander Keiths, nous allons devoir débourser quelque 22 $. Je peux m’imaginer vos yeux tomber au sol et ensuite vous vous mettez à quatre pattes pour les chercher comme un myope ayant perdu ses lunettes.

Bières en mains, la soirée s’annonce pour être bien arrosée. Phil regarde le Nintendo 64 comme si c’était la plus belle femme de sa vie, je sais ce qu’il a en tête. Une bière plus tard, on commence un tournoi de Mario Kart, c’est le west coast contre le east coast. J’espère ne pas devoir me battre contre Phil en première ronde. Je regarde le tableau improvisé sur une planche à neige. Dale vs Jeep. Ça, c’est moi et J-S. Cool, j’ai des chances de gagner. Quatre courses plus tard je réalises que je suis meilleur a donkey kong country. Jeep se rends en finale et se fait battre par Oli, un des colocs. On a eu bien du plaisir cette soirée et après avoir terminé toute la bière disponible on est tous aller se coucher, j’ai décidé au dernier moment de crécher dans la voiture, si j’ai trop froid j’allumerai le moteur pour me réchauffer. Ah oui, j’oubliais, Phil a passé Mario 64 en 2 heures. 

mercredi 9 juin 2010

Jour 3 – mardi le 8 juin 2010

Jour 3 – mardi le 8 juin 2010

Il est 7 h 30 du matin et je me réveille, plus capable de dormir. J’aimerais vraiment arriver ce soir en Alberta. Je réveille Phil qui dors sur le siège du conducteur : « Phil je vais conduire, si on pars maintenant on peux arriver ce soir en Alberta. » On roule, 2 heures plus tard je vois une halte routière, avec un peu de chance il y aura des douches. On s’y arrête et en sortant de la voiture on comprend que c’est vraiment plaisant de s’étirer. On entre dans la bâtisse pour réaliser qu’ils n’ont pas de douches. En échange ils ont du café gratuit et un commis fort sympathique. On se prend du café, on va dans la salle de bain pour se changer, on se rase et on se permet même de s’y laver les cheveux. C’était encore mieux que ce que nous espérions, le gros luxe quoi. J’ouvre mon ordi pour voir combien de temps nous avons encore à faire dans cette province. « Hahahaha. » Nous sommes à deux minutes de la Saskatchewan.

Les chiens de prairie c’est vraiment stupide, on dirait qu’ils attendent que tu passes avant de traverser. Il pleut et je ne crois pas que ça va cesser pour nous. Dommage, j’aurais aimé voir de quoi ça a l’air des plaines à perte de vue. Peut-être si nous sommes chanceux il va arrêter de pleuvoir. On va espérer. Quelques heures de route plus tard nous apercevons ce que c’est vraiment, un champ sans limites. C’est éblouissant, j’ai l’impression que si je veux aller jusqu’à une des éoliennes je devrai marcher des 100aines de kilomètres. Oops, on a écrasé un chien de prairie.

Ça y est, nous sommes en Alberta. Le soleil a décidé de se montrer, les vaches sont sorties et mangent l’herbe, Phil et J-S sont torse nu dans la voiture et c’est à mon tour d’être en arrière. Canmore n’est plus qu’à trois heures d’ici. Nous traversons Calgary, drôle de ville quand même, mais c’est joli. On monte une côte et puis BOOM! Les montagnes apparaissent, dommage qu’il y ait autant de nuages, car la vue aurait été splendide.

Une fois arrivée à destination nous allons voir notre amie Geneviève dans sa maison, c’est super beau, en dessous d’une montagne appelée le Chinamen; cette montagne s’appelle comme ceci, car un jour un cuisinier chinois a fait le pari qu’il pouvait atteindre le sommet pendant sa pause de dîner. Pas de besoin de vous dire qu’il a réussi. Elle nous fait une petite visite guidée du secteur. Canmore me séduit, je me laisse charmer par ses multiples montagnes qui ont toutes un nom, je me laisse charmer par ses lacs paradisiaques, je me laisse charmer par son village extraordinaire. « Si y vendent de la sauce sriracha dans le super marché je retourne pu jamais au Québec. » Ils vendent de la sauce sriracha.

Jour 2 – lundi le 7 juin 2010

Jour 2 – lundi le 7 juin 2010

La pluie me réveilles brusquement, yes, j’ai une raison de précipiter le départ : « On prend nos bagages pis on décrisse. » Il est 5 h 45 du matin on va pouvoir faire beaucoup de trajet aujourd’hui et c’est parfait puisque si nous partons tôt nous n’aurons pas à dormir en Ontario. Les gars se sont occupés de remettre la tente dans son emballage et je me suis occupé d’arranger l’auto. « Y’en rentre en criss des affaires dans une Accent! » Je me dis tout bas, étonné du succès de mon opération. Je remercie dans ma tête le père de mon ex pour les trucs qu’il m’a donnés pour ordonner la voiture. 20 minutes plus tard, les routes sont plus belles, et oui, on est en Ontario.


L’Ontario dans le fond c’est rempli de marécages et d’arbres à moitié morts. Peut-être si nous sommes chanceux nous allons arriver au Manitoba avant ce soir. Erreur, à force de rouler à 130 km/h sur une route à 90 km/h c’est certain qu’on se fait avoir. La police ne nous a sûrement pas arrêtés pour nous parler de notre voyage. « You were going pretty fast there going 130 in a 90 zone ... » Le policier prend nos papiers, retourne dans sa voiture. Quelques minutes d’attente plus tard, il revient avec un papier à la main. « I reduced the fine for you guys, I wrote that you were doing 119 in a 90 zone . » On n’est pas sûr s’il faut lui dire merci ou l’envoyer chier, mais on lui laisse tout de même un sourire en souvenir de nous. La route est plaisante malgré tout, quelques beaux paysages ici et là, mais le reste du temps nous passons entre des villages plus ou moins peuplés. Nous arrivons près de Thunder Bay, 110 000 habitants selon la pancarte, il faudrait passer dans un supermarché et acheter des viandes froides, pour faire changement des toasts au beurre de peanuts. Une heure plus tard, nous sommes en route pour quitter cette province. On risque d’arriver au Manitoba vers 22 h, ça, c’est si on compte le fait qu’on recule l’heure rendue là-bas
.
Comme de fait, nous arrivons au Manitoba, il est 10 h 45. Pardonnez-moi, il est 9 h 45 maintenant. Nous avons réussi à passer au travers de la plus pénible des provinces en une seule journée. Le soleil est sur le point de tomber, on doit absolument trouver une place ou piquer la tente et se coucher pour continuer la route demain. Après avoir pris quelques photos, on rembarque dans la voiture et on trouve un lac pas trop loin de la frontière. Le temps de trouver l’endroit rêvé, il fait déjà noir. Phil décide de prendre la voiture et nous emmène ou l’on va pouvoir dormir. Je pense que J-S s’en foutait puisqu’il dormait déjà. J’ai décidé de l’imiter.
Winnipeg, je comprends maintenant pourquoi Aaron Funk a fait un album complet sur toi. Pas trop sûr si c’est vraiment une ville, mais bon, on se promene dans cette ville cherchant le centre-ville et une fois décus nous reprenons la route, il est maintenant 1 h du matin heure du Manitoba et Phil décide de conduire jusqu’à ce que ses yeux tombent. Une heure et demie plus tard, il se range sur une rue à côté de l’autoroute. On reste dans la voiture pour dormir, de toute façon il pleut dehors. 

Jour J - Sainte-Agathe

Jour J, Sainte-Agathe des Monts.

Il est 13 h, nous sommes partis, enfin. Le trip de notre vie est en cours, dans moins de 6 heures le Québec sera un souvenir, l’Ouest Canadien sera le futur et le Manitoba sera le présent, du moins c’est ce que nous espérons. Il n’est pas question de dormir en Ontario, foutue province où ce n’est pas très beau. Le ciel se déchaîne sur nous, un peu comme si le Québec était triste de nous voir partir pour de vrai. Supposément qu’il fera beau à Mont-Laurier. Peut-être aurons-nous l’occasion de prendre quelques clichés ici et là. Peut-être allons-nous dépasser les nuages. J’ai tellement hâte d’arriver enfin à destination, vivre une nouvelle vie, oublier le passé pour faire place au futur.

Nous arrêtons a la Conception : « tant qu'à être dans le coin on va aller dire salut aux gens qu'on connaît. » Me dit J-S. Parfait, ça va me permettre de pisser dans un buisson... On rencontre l'ex-blonde de J-S ainsi que sa sœur. On leur dit que c'est aujourd'hui notre grand départ, ils semblent heureux et nous souhaitent tous de la santé et du succès. C'est bon, on risque d'en avoir besoin.
« On prend des roteux et un grilled-cheese et on s’en va? » O.K.

Quelques heures de route plus tard, nous arrivons enfin près de la frontière ontarienne. « On dors pas en Ontario, Man. » On a tous pensé à la même chose. On se trouve un lac près de la frontière et on s’y campe. Deux minutes de chemins de terre plus tard, on trouve l’endroit rêvé. Un débarcadère de bateaux en face du lac Duparquet dans la ville portant le même nom. Peut-être est-ce le lac qui porte le nom de la ville, mais de toute façon ce qui importe c’est que nous avons dormis ailleurs qu’en Ontario. On se fait un petit feu de fortune, Phil s’occupe d’aller chercher du bois mort dans la forêt, moi et J-S on est sur le cas de la tente. On a eu le temps de relaxer un peu pour admirer le coucher du soleil, la vue était splendide et l’endroit ne pouvait être mieux choisi. Une fois le soleil couché on se prépare une bouffe sur le feu, c’est génial; « C’est officiel les boys. » Nous dit J-S, ayant des étincelles dans les yeux, et je vous jure que ce n’est pas que le reflet du feu qui réfléchis dans sa rétine. On finit le Jagermeister, on prend trois bières et on se couche. 

samedi 5 juin 2010

Jour J

C'est le grand départ, du moins c'est ce que nous pensions tous, je me réveilles a 8 heure et demi, le temps de finir mes trucs pour pouvoir partir avant midi, J-S nous attends chez lui ses choses déjà sorties, je regarde dans le lit de Phil.... "Tabarnak pas !!!!!!!!!!!!!!!!!" J'ai lancer toutes les injures possibles et je me suis même surpris a en inventer de nouvelles. Mon ami Johann me dit qu'il est parti a 6hr a.m avec ses deux amis. Merde il est pas revenu avant 2hr c'est certain. Finalement il arrive et nous pouvons enfin terminer le ménage. Du moins c'est ce que je pensais, Phil était trop fatigué pour faire quelque chose, il s'est reposé et nous avons du tarder à faire le ménage, une fois de plus nous étions à la dernière minute. Il est 17:00 et nous avons enfin terminé de mettre les choses dans la voiture et faire le ménage. Dans le nord J-S nous fait savoir qu'il est vraiment en tabarnak, c'est normal mais finallement après un bon souper on se dit que demain sera la meilleure journée pour partir, le gros soleil, le vent au visage, les lunettes de soleil aux yeux, le ska qui jouera dans les speakers. La vie sera belle, on va avoir un poster de Megan Fox et un botin téléphonique a brûler.




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We were supposed to go away today but my fucking bro was in a twilight zone so we had to postpone everything. Long story short, we are now leaving tomorrow and we will burn a phone book and a Megan Fox poster, AWESOME!!

vendredi 4 juin 2010

Jour J -1 / Montréal

Il est midi trente, la vente trottoir de la place Wellington bas son plein, l'été est commencé. C'est demain que nous partirons à l'aventure. J'ai hâte de voir tout ce paysage, tout ces gens, faire de nouvelles expériences. Dans 3 jours nous devrions être rendus entre deux montagnes de l'ouest Canadien. Dans ma chambre les posters sont encore accrochés au mur, "merde je dois les enlever." Bientôt nous serons entre deux montagnes...

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It is 12:30 pm, the Wellington Plaza's sidewalk sale tells me that summer has begun. Tomorrow we are leaving for adventure. I can't wait to see the scenery, the people and have new experiences. In 3 days we should be between 2 mountains of the Canadian west. Some posters are still hanging on the walls of my room, "shit, I should remove them." Soon enough we will be between two mountains.